Accueil Sorties HCE13 2018 2018-03-25 murs des abeilles

Aujourd’hui on fait le mur!!

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C’est une trentaine de marcheurs qui se sont retrouvés ce dimanche matin pour une sortie exceptionnelle à plusieurs titres. D’une part cette sortie se faisait en synergie avec la semaine 13 de la rando du CDRP et à ce titre nous avons accueilli marcheurs qui voulait découvrir le coin et notre association.

De plus Jean François, nous avait attiré dans un coin méconnu pour son apier, nombre d’entre nous découvrait ce fameux mur aux abeilles. Et tous avons goûté au plaisir de traverser ce magnifique village de Cornillon Confoux qui ne cesse de s’embellir… à chacun de nos passages!

La rando fut instructive et néanmoins festive. Chacun sait que le dimanche est le lendemain du samedi et parfois les samedis soirs sont difficiles et permettent quelques photos montant. Ainsi aurez-vous la joie de découvrir Steeve quelque peu endormi et instrumentalisé par nos restes de pique-nique! Le même Steeve en volontaire fâcheuse posture sur la joëlette.

Et oui on peut rire de (presque) tut avec tous, Desproges était parmi nous ce dimanche!

Plus sérieusement, voici quelques mots sur le mur des abeilles et la joie que nous avons eu de partager notre randonnée entre tous.

Le mur des abeilles de Cornillon-Confoux (appelé aussi mur à abeilles, brusc ou buc en Provence) est un lieu très pittoresque de balade...

En effet, en plein cœur de la pinède, se trouve un des plus importants apiers de la région ("apié" en provençal) et le deuxième de France.

On appelle aussi ces murs, des murs à logettes.
Ces murs sont présents dans toute la France...mais c'est cependant en Provence que ces murs sont les plus nombreux et les mieux conservés. Peut-être tout simplement parce que leur usage a été davantage prolongé dans le temps ou parce que situés, plus loin des habitations ?

Long de 60 mètres, celui de Cornillon comprend 53 alvéoles, mais en comprenait plus de 200, réparties sur tout le coteau, lors de sa construction. Cette quantité impressionnante d'alvéoles prouve que la région pratiquait déjà une activité commerciale intense autour du miel.

Presque tous les apiers de la région dateraient du XVIIIe siècle et ont été utilisés comme celui de Cornillon jusqu'à la fin du XIXe siècle. Cependant aucune date n'est visible sur celui de Cornillon.

Bon nombre d'apiers ont continué à être construits au début du XIXe siècle un peu partout en France.
En Provence, les apiers étaient construits en pierres sèches et disposés de façon à ce que le soleil protège de ses rayons, les ruches en paille (en bois ou en liège parfois) qui étaient placées bien à l'abri des intempéries dans des alvéoles et bénéficiaient ainsi de la chaleur emmagasinée par les pierres

Le plus souvent, ils étaient intégrés à un mur. Le mur de Cornillon est lui-même intégré à une restanque.

La base de chaque alvéole est légèrement inclinée vers l'avant pour faciliter l'écoulement des eaux et située à une trentaine de centimètre du sol, isolant encore davantage la ruche de l'humidité et du froid.

A bientôt

Philippe
 
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